


D’ores et déjà les conclusions de 2008 de l’Insee de son enquête nationale menée en 2006 sur la nature des déchets des professionnels indiquent qu’en France, la quantité de déchets industriels s’élève à 17,7 millions de tonnes, soit 4% du total des déchets. Sur les 23.000 entreprises de plus de 20 salariés que compte la France, 12.000 ont été interrogées. Résultat : alors que 71% des établissements ne font jamais appel aux services municipaux pour la collecte, 327.000 tonnes de DAE restent collectées par les pouvoirs publics.
Des déchets qui comprennent 30% de bois, 22% de métaux et 16% de mélange.
La distinction entre déchets d’activité économique (DAE) et déchets ménagers n’est pas toujours simple puisque qu’on trouve aussi des ordures ménagères dans les mélanges. Pour les collectivités locales, il n’est pas facile de définir la nature de ces mélanges. Même constat en région Ile-de-France où les déchets ménagers représentent 5,6 millions de tonnes et les DAE, 6,5 millions.
Lors du débat organisé par l’Ordif, professionnels et collectivités locales se sont interrogés sur les leviers dont disposent les collectivités pour financer la gestion des déchets. La Redevance spéciale (RS) a été citée comme exemple : elle vise à financer la collecte et le traitement des déchets non ménagers par les collectivités. L’institution de la RS est obligatoire pour toutes les collectivités ne finançant pas la gestion des déchets par la Redevance d’enlèvement des ordures ménagères (Reom), mise en place au 1er janvier 1993. Selon Jonathan Decottignies, chargé de mission au CNR (Cercle national de recyclage), « les collectivités s’interrogent sur ce qui a été fait en matière de redevance spéciale car ce type de système génère les mêmes questions que celles posées par la mise en œuvre de la redevance incitative (1), qui doit être mise en place d’ici 5 ans selon la loi « Grenelle I » : mise en place du fichier des redevables, relance pour les paiements ou encore gestion des bacs collectifs sans compter les problèmes que posent l’habitat urbain dense et les dépôts sauvages que cette nouvelle tarification peuvent créer.
Pour améliorer la gestion des DAE, la région Ile-de-France souhaite continuer à accompagner les entreprises dans la gestion de leurs DAE et lancer des travaux sur la prévention grâce à un accord-cadre Région/Ademe. La Mairie de Paris elle-aussi souhaite accompagner les entreprises et administrations dans la gestion de leurs déchets en finançant des consultants sur une politique "-10%" avec un pilote sur la Mairie du 11ème arrondissement.
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11e Assises nationales de la Prévention et Gestion Territoriale des déchets
TIC ETHIC intervient le Vendredi 17 Septembre
11h à 12h30
Atelier 13 : "Le Réemploi et les TIC" (Technologies de l’Information et de la Communication)
Animé par Bernard VERDONCK, Administrateur CNR, Président Réseau des Ressourceries
Intervenants :
Anne BRINGAULT, Directrice, Les Amis de la Terre : guide du réemploi, site internet « Produits pour la vie », résultat d’une étude sur l’obsolescence programmée
Benoît VARIN, Gérant, TIC ETHIC : "Comment développer le Réemploi industriel au sein des Collectivités Territoriales et favoriser le marché de l’occasion grâce à des solutions technologiques innovantes ?"
Michael COPSIDAS, Directeur, EcoGeste
Au plaisir de vous rencontrer à cette occasion !
Inscription sur : http://www.paris-dechets.com/2010/co/vendredi-17-sept.html